Loin des allées bondées des zones commerciales, nos commerçants s’évertuent malgré une concurrence âpre et des temps difficiles, à nous proposer des produits et des services à portée de main, en bas de chez soi…

C’est quoi un petit commerce en fait ?

C’est un commerce de proximité, un commerce du quotidien dans lequel le consommateur local se rend fréquemment, quasi quotidiennement.

Le commerce de proximité englobe les commerces alimentaires spécialisés comme les boulangeries, les poissonneries les boucheries, les vendeurs de fruits et légumes mais aussi les librairies, les papeteries, les pharmacies et…. supermarchés et hypermarchés. Ce sont tous les commerces présents dans les rues et les quartiers que l’Insee qualifie de pôle de vie.

Le petit commerce bien que faisant partie du commerce de proximité, s’en distingue de part sa nature unique, modeste, sa taille contenue. Souvent, le petit commerce est tenu par une seule personne (ou un couple / duo), indépendante, proche de ses clients, toujours encline à prendre le temps d’apporter conseils et bons tuyaux. 

De plus en plus de grands groupes de la grande distribution jouent la carte de la proximité en centre ville en proposant des supérettes. Elles font partie des commerces de proximité mais ne peuvent être considérées comme petit commerce de part leurs appartenances à des multinationales, le nombre de salariés élevés et l’absence d’originalité dans l’aménagement des locaux, des tenues et des produits proposés. 

Une définition du petit commerce

En quelques mots, s’il fallait définir le petit commerce, on pourrait expliquer qu’il s’agit d’un commerce  indépendant, situé en coeur de ville ou de village, avec un effectif à taille humaine, où le conseil, la proximité (pas seulement géographique), le service, l’originalité de l’offre, la compétence du personnel et la qualité de l’accueil sont au coeur de l’activité, de l’identité.

Pourquoi les petits commerces sont-ils importants ?

Pour les petits commerces les temps sont durs, il faut le concéder. Les nouvelles habitudes des consommateurs, le développement du e-commerce depuis une décennie et l’établissement de la grande distribution depuis 50 ans ont fortement contribué au déclin des petits commerces. Malgré tout, le petit commerce existe toujours et n’abdique pas.  Après-tout, il a des arguments à faire valoir, et pas des moindres qui sont de véritables raisons de le soutenir. C’est d’ailleurs un point central des différentes politiques de l’aménagement des territoires qui revient régulièrement sur le devant de la scène.

Les petits commerçants se distinguent par leur indépendance

Il faut se le dire, généralement les petits commerçants sont des passionnés de leurs services et produits. Indépendants, ils s’affranchissent des contraintes des franchisés ou des grands groupes. Ils proposent des conseils de qualité, des services aux petits soins, de l’originalité dans les offres, de la compétence dans leurs domaines d’activité , de l’authenticité dans la relation client et un caractère singulier. Ce tout leur permet de se distinguer et de se rendre indispensable à qui souhaite être servi pour le mieux et pour son argent.

Ils créent du lien social

Le petit commerçant est proche de ses clients et des habitants du quartier où il exerce. Il connaît tout le monde et tout le monde le connait, enfin presque. C’est un être humain avant d’être votre coiffeur, votre boulanger ou votre boucher. Vous pouvez parler avec lui de la pluie, du beau temps, des enfants qui grandissent ou de l’actualité. Chose que l’on peut difficilement faire dans un hypermarché avec une caissière fatiguée du rythme effréné des passages en caisse à 15h un samedi après-midi de soldes.

On y prend plaisir aussi à croiser ses voisins et à un échanger quelques mots avec eux après quelques semaines passées loin de là, en vacances. C’est un moment privilégié où l’on partage des nouvelles, bonnes ou mauvaises, sur sa vie et celles des autres… évidemment.

Les petits commerces participent à l’économie et aux initiatives locales

Les petits commerces contribuent à l’économie locale et donc à la vie de la cité en payant taxes et impôts en proportion souvent plus importantes que les grands groupes de distribution. 

Ces derniers ont souvent fait la une de l’actualité pour évasion ou tentative d’évasion fiscale sous couvert d’optimisation fiscale : comptes off-shores, domiciliation de la holding à l’étranger. Tapez sur Google “grande distribution évasion fiscale” pour vous faire une idée du nombre de cas et le nom de ces enseignes bien connues qui ne jouent plus le jeu de la solidarité.

Le petit commerce loin de ces pratiques participe beaucoup plus à l’économie locale en choisissant ses partenaires parmi le tissu entrepreneurial local et en investissant dans les projets se développant à proximité.

Les petits commerces revitalisent les coeurs de ville

Pour booster, dynamiser, donner des impulsions au commerce en ville, les petits commerçants sont toujours à l’affût. On ne recense plus le nombre de projets visant à promouvoir l’artisanat et le commerce dans les villes, quelle que soit leur taille. Il sont portés le plus souvent par des associations de commerçants qui, années après années, débordent d’idées créatives et originales autour d’événements existants comme Noël, la fête des mères, la Saint-Valentin….ou de de la création d’actions participatives : loto, saloon, opération spéciale. L’APACH d’Héricourt est un bel exemple de ce que peuvent proposer les petits commerces en matière de soutien et développement du commerce local.

Ils sont au cœur de l’emploi

L’artisanat est la première entreprise  de France (le premier employeur étant la fonction publique) : il emploie plus de 3 millions de personnes dans plus d’un million de société réparties en 4 familles : bâtiment, alimentation, fabrication et services !*

En 2008, d’après l’INSEE sur 830 000 commerces, 600 000 étaient des commerces de proximité soit près de 72%

Par ailleurs, ils forment de nombreux jeunes chaque année en CAP, BEP, Brevet Professionnel ou BTS. Ils sont donc les plus à même de donner une chance à votre enfant, neveu, nièce ou filleul de trouver une vocation et de s’y épanouir dans le meilleur des cas.

Les petits commerçants jouent donc un rôle essentiel tant dans la création d’emploi que dans la formation. 

Ils sont accessibles

Que ce soit pour les contacter par téléphone ou pour se rendre directement dans leur boutique, les petits commerçants sont accessibles.

Si vous cherchez à les appeler pendant leurs horaires de service, vous ne tomberez pas sur une téléconseillère lointaine, vous finirez toujours par trouver une oreille attentive et une réponse à vos interrogations.

Pour se rendre dans les locaux du petit commerçant, la chose est aisée, ils sont en coeur de ville, nul besoin de prendre un véhicule ou de calculer les temps de passage des transports en commun pour être certain de s’y rendre à l’heure et surtout de pouvoir rentrer rapidement, sans passer par la case embouteillage ou attente dans l’abri bus.

Ils sont plus écologiques

Le commerce de proximité préserve à sa manière, et modestement, l’environnement. De part leur présence dans les pôles de vie, ils permettent de limiter l’usage de l’automobile -on peut se rendre en boutique à pieds, en trottinette ou en vélo. Passé un certain âge, marcher un peu et ne pas prendre le risque de conduire pour faire ses petites courses est aussi pratique que rassurant.

Les produits vendus étant locaux et les partenaires à proximité, les transports sont moins usités et l’empreinte carbone en est donc logiquement amenuisée. Il n’y a pas de petit geste pour l’écologie !

*Sources: https://www.artisanat.fr/lartisanat/un-secteur-cle-de-leconomie/lartisanat-premiere-entreprise-de-france